AOûT 29, 2017
Être un porc-épic
Polaroidartic

Être un porc-épic, ça donne quoi en vrai ? 

 

Comment pouvait-elle savoir ? Comment pouvait-elle deviner ? C’était presque exact. Presque. À un détail près. Le porc-épic.

 

Et ça m’a donné envie d’exprimer ce que ça fait d’être un porc-épic, dans la vie… du moins, pour l’instant. 

Déjà, 1- on a pas tous la chance d’être un porc-épic, et 2 - on le reste pas pour toujours. On a la liberté de choisir ensuite un autre animal. Pour vivre

 

Le porc-épic, c’est cet animal dont le corps est entièrement recouvert de piquants à l’exception de son ventre et de son museau. D’ailleurs, c’est cette faille que les rapaces exploitent quand ils l’attaquent. Ils le mettent sur le dos, et le frappent dans le ventre, seul endroit non-cuirassé de son être. Ses aiguilles lui font mauvaise presse, lui donnent l’air agressif. En réalité, il n’en est rien. S’il est menacé, la seule chose qu’il fait, c’est se rouler en boule.

En fait, le porc-épic a la plus belle des forces pour lui : la tendresse.

Parce que son coeur est tellement tendre, et sa joie tellement profonde, il a cru nécessaire de se protéger avec des piquants. Et il nous invite à mesurer l’impact des nôtres. Est-ce qu’on se protège inutilement ? 
Il enseigne la confiance. Celle que l’on peut apprendre à avoir en nos possibilités, nos capacités et celle que l’on peut offrir à ceux qui nous veulent du bien.

Beaucoup de piquants peuvent nous pousser. Les épreuves, les déceptions nous éprouvent, et parfois, la seule chose que l’on trouve de mieux à faire, c’est de laisser pousser ces épines. Elles nous permettent de nous tenir à bonne distance du monde. Alors on se fortifie, on se blinde. Par tous les moyens, on tente de se préserver. Elles nous permettent de nous reconstruire un périmètre de sécurité vitalité pour renouer avec son intimité, sa foi, son hardiesse. 

Une fois l’assurance retrouvée, nous voilà alors en mesure d’abandonner un peu de ces épines et de reprendre la route.

Le porc-épic sait que la force de vie repose dans notre capacité à nous enchanter* : celle de pouvoir s’émerveiller de tout. De pouvoir se nourrir de la beauté du monde, d’éprouver intensément la joie.
De goûter et d’aimer simplement et intimement être en félicité. D’être. En pleine nature, ou à la ville. Et d’aimer. D’aimer de toute sa gentillesse et sa tendresse. D’aimer, oui, de continuer à aimer. Avec allégresse.


 

 C'était l'hiver le plus froid jamais vu. De nombreux animaux étaient morts en raison du
 froid. Les porcs-épics, se rendant compte de la situation, avaient décidé de se
 regrouper.

 De cette façon ils se couvraient et se protégeaient eux-mêmes ; mais, les piquants des
 porcs-épics de chacun blessaient leurs compagnons les plus proches, même s'ils se
 donnaient beaucoup de chaleur les uns aux autres. Après un certain temps, ils ont
 décidé de prendre leur distance l'un de l'autre et ils ont commencé à mourir, seuls et
 congelés.

 Alors, ils devaient faire un choix : accepter les piquants de leurs compagnons ou
 disparaître de la terre. Sagement, ils ont décidé de revenir en arrière pour vivre
 ensemble.

 Ils ont donc appris à vivre avec les petites blessures causées par l'étroite relation
 avec leurs compagnons, mais la partie la plus importante, était la chaleur qui venait
 des autres. De cette façon, ils ont pu survivre.

 La meilleure relation n'est pas celle qui rassemble les gens parfaits, mais le mieux
 est quand chacun apprend à vivre avec les imperfections des autres et on peut y
 découvrir et admirer les bonnes qualités des autres personnes

 



*Arnaud Riou, L'oracle du peuple animal.
À découvrir si vous aimez les messages délivrés par les animaux :)



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